Communiqué aux médias

Lausanne, le 23 octobre 2009

L'ARPIP dit NON au blocage du taux d'intérêt

Défendre le 2ème pilier, c'est lui permettre d'atteindre ses objectifs

Le Conseil fédéral a refusé de porter le taux d'intérêt minimum du 2ème pilier à
2.5%, comme le lui demandaient les représentants des assurés et les syndicats.
L'ARPIP, association des représentants du personnel dans les institutions de
prévoyance (www.arpip.ch), regrette vivement cette décision.

L'évolution des rendements depuis le début de l'année permet indiscutablement
d'en faire profiter les assurés, ce à quoi s'est refusé le Conseil fédéral.
C'est d'autant plus regrettable que, dans la situation inverse, nos plus hautes
autorités sont toujours très promptes à faire porter le poids des difficultés sur les
épaules des assurés.

Le lobby des assurances privées reste très puissant, dans le domaine du 2ème
pilier aussi ! Le Conseil fédéral maintient son attitude politicienne alarmiste, davantage dictée par la toute prochaine campagne référendaire contre la baisse des rentes,
soumise à votation populaire le 7 mars 2010, que par la situation réelle des
institutions de prévoyance. A la faveur du rétablissement des marchés financiers,
la plupart de ces dernières ont retrouvé un taux de couverture avoisinant ou
dépassant 100%. L'intérêt à long terme de la prévoyance professionnelle n'est
certainement pas d'être le jouet du lobby des assurances privées ou de la
déréglementation sociale.

L'ARPIP demande à ses membres, représentants des assurés dans les
institutions de prévoyance, de tenir compte à la fois des rendements des capitaux
investis et de la situation financière de leur caisse et d'accorder sur les comptes
des assurés un rendement qui permette de verser des rentes plus proches du
mandat constitutionnel !

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